Recherche clinique

Vers de nouveaux traitements et protocoles d’accompagnement, aux bénéfices des malades

Chaque année, ce sont plus de 25 000 nouveaux cas de cancers diagnostiqués dans les Hauts-de-France. Face à cet enjeu majeur de santé publique, les équipes du Centre Oscar Lambret s’engagent pour une recherche toujours plus active.  Certains de nos chercheurs ont une « double casquette » : ils sont à la fois chercheurs et médecins. Leurs programmes de recherche sont donc menés en lien étroit avec les patients qu’ils accompagnent au quotidien lors de leurs consultations. C’est ainsi qu’ils peuvent développer une recherche très concrète et qu’un temps précieux peut être gagné entre les découvertes et les applications.

Découvrez quelques essais cliniques menés à l’initiative du Centre et soutenus par les dons !

Zoom sur IMMUCCOTOX

IMMUCCOTOX a pour objectif d’identifier des biomarqueurs sanguins pour prédire la toxicité d’un traitement par immunothérapie et ainsi adapter la prise en charge du patient en lui délivrant notamment des informations spécifiques et personnalisées. 

Un patient sur quatre atteint d’une tumeur solide et traité par immunothérapie de type inhibiteur de checkpoint déclarera une toxicité sévère de grade 3 ou 4 due au traitement. Ces effets indésirables graves surviennent généralement en dehors de la venue des patients au Centre. Par conséquent, les professionnels de santé de ville sont confrontés à leur identification et prise en charge spécifique. Prédire la toxicité d’un traitement pour un patient donné permettra d’adapter sa prise en charge et de mieux informer les différents professionnels de santé impliqués (médecin traitant, pharmacien, infirmière au domicile, paramédicaux…). Des outils d’information et de formation pourraient être développés afin de renforcer le lien ville-hôpital dans la prise en charge de ces patients

Zoom sur EPI-BREAST

Vers une prise en charge encore plus personnalisée du cancer du sein triple négatif

Le cancer du sein triple négatif, présent chez environ 15 % des femmes atteintes d’un cancer du sein, est connu pour son agressivité et son risque élevé de récidive. Contrairement à d'autres types de cancer du sein, il ne répond pas aux traitements hormonaux ni aux thérapies ciblées classiques. 

Une association de chimiothérapie et d’immunothérapie a récemment reçu une autorisation d’accès précoce. Mais cette association reste insuffisante dans 36 % des cas.

L’objectif de l’étude EPI-BREAST est d’identifier une « signature chimique » avant le début du traitement, à partir d’un simple prélèvement sanguin. Cette signature pourrait permettre d'anticiper si une patiente va bien répondre au traitement mais également si elle risque de subir des effets secondaires importants.

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Zoom sur HPV-2

L’Essai HPV2 vise à évaluer l’impact de la vaccination tardive contre le papillomavirus humain (HPV) chez les femmes ayant subi un traitement pour une lésion précancéreuse du col de l'utérus afin de proposer une prise en charge toujours plus personnalisée.

Les objectifs de cette étude sont de réduire la persistance du virus HPV, de diminuer le risque de récidive de lésions à haut grade et de proposer une prise en charge toujours plus personnalisée aux patients.

Dans le cadre de cette étude, l’enjeu est d’évaluer l’intérêt de proposer une vaccination de rattrapage contre le papillomavirus humain (HPV) aux patientes ayant subi une conisation (ablation d’un petit morceau du col utérin) pour une lésion du col utérin. 

Ce dispositif, entièrement gratuit pour les participantes, est particulièrement innovant, car il étend l’accès à la vaccination à des patientes de plus de 45 ans (la vaccination étant initialement réservée aux jeunes de moins de 21 ans). 

 « En dehors du cadre de l’étude, cette vaccination reste à la charge des patientes. Nous souhaitons à terme et grâce aux diverses études menées sur ce sujet, apporter la preuve scientifique de l’efficacité de cette vaccination de rattrapage pour le traitement des lésions précancéreuses », précise le Dr Nora Alloy, gynécologue au Centre Oscar Lambret. 

Ce protocole permet de proposer une prise en charge personnalisée en cas de persistance du Papillomavirus après traitement des lésions précancéreuses.

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ZOOM sur SERCABOT

La douleur post-chirurgicale chronique est fréquemment observée chez des patientes qui subissent une mastectomie totale ou partielle réalisée sous anesthésie générale seule. A deux ans après l’opération, près de 30% des femmes opérées ont encore des douleurs supérieures à 3 sur une échelle de 10. Ces douleurs affectent de manière significative la qualité de vie de ces femmes. 

Pour traiter ces douleurs, les recommandations françaises prévoient l’instauration d’un traitement oral en première intention. Cette première ligne de traitement n’est pas toujours efficace et nécessite une prise sur le long terme de médicaments souvent mal tolérés.

L’essai SerCaBot : un essai visant à comparer 3 traitements pour soulager les douleurs post-chirurgicales 

L’objectif de l’essai est d’évaluer l’efficacité de 3 traitements locaux (anesthésie loco-régionale échoguidée, injection de toxine botulinique de type A et patch de capsaïcine) pour traiter ces douleurs neuropathiques persistantes. 

Les patientes seront suivies pendant les six mois suivant ce traitement local. La douleur sera évaluée afin de mesurer l’efficacité des traitements et les effets indésirables seront recueillis afin d’évaluer leur tolérance.

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Zoom sur l’étude NEORASARC

Cet Essai clinique évalue l’efficacité à long terme d’une radiothérapie préopératoire pour les sarcomes des tissus mous des membres et de la paroi du tronc. Il a pour objectif de mesurer l’efficacité de la radiothérapie pré-opératoire en termes de contrôle local à 2 ans.

Il s’agit d’une recherche clinique prospective monocentrique de patientes prises en charge pour un sarcome localisé des tissus mous au sein du Centre Oscar Lambret, avec constitution d’une base clinico-biologique. La création d’une base clinico-biologique permettra le développement de connaissances sur cette pathologie rare et de mettre en place des projets de recherches ancillaires (un premier volet de recherche translationnelle portant sur la recherche de marqueurs par un laboratoire d’OncoLille est déjà prévu).

Zoom sur l’étude SNOOZE

L’étude vise à établir une preuve de concept en évaluant l’effet du Snoezelen sur la symptomatologie anxieuse des enfants de moins de 18 ans hospitalisés pour une chimiothérapie. 

Elle ambitionne également d’explorer plusieurs bénéfices :

  • amélioration de la qualité de vie et du confort des patients
  • réduction des nausées et vomissements liés aux traitements
  • diminution potentielle de la consommation médicamenteuse et de la durée d’hospitalisation
  • renforcement du lien entre l’enfant, ses proches et l’équipe soignante

Il s’agit de la première étude dédiée au Snoezelen dans un service d’oncologie pédiatrique. Si les résultats sont positifs, cette approche pourrait ouvrir de nouvelles perspectives dans la prise en charge personnalisée et globale des jeunes patients atteints de cancer.

"La volonté d’offrir à nos patients une approche nouvelle, non médicamenteuse date de 2015 avec une réponse à un appel à projet qui nous a permis de financer un chariot snoezelen et ainsi accompagner les enfants en situation palliative. Le projet architectural du nouveau pôle pédiatrie AJA a permis de concevoir une salle dédiée au sein de celui-ci. 

Ce projet de recherche paramédicale est un projet novateur, un projet d’équipe qui va nous permettre d’évaluer l’impact du snoezelen sur nos jeunes patients qui reçoivent de la chimiothérapie et ainsi prouver, je l’espère, les bénéfices de la méthode » souligne Sylvie Mercier, cadre du pôle d'oncopédiatrie.

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