Lundi 3 mai 2021

Zoom sur nos projets de recherche soutenus par les dons

Chaque année, ce sont plus de 25 000 nouveaux cas de cancers diagnostiqués dans les Hauts-de-France. Face à cet enjeu majeur de santé publique, les équipes du Centre Oscar Lambret s’engagent pour une recherche toujours plus active. Aujourd’hui, zoom sur trois de nos projets de recherche financés par les dons :

 

L’étude IMMUCO : une base d’étude des patients sous immunothérapie

 

La problématique

L’immunothérapie a révolutionné la prise en charge de nombreux cancers notamment du rein, du poumon ou ORL. Néanmoins, nous manquons de critères cliniques ou biologiques simples « en vie réelle », c’est-à-dire sur des patients non sélectionnés, pour identifier les profils de patients qui répondraient le mieux à l’immunothérapie. Nous manquons également d’indicateurs permettant de prédire la survenue d’effets indésirables, qui ont des caractéristiques particulières avec ce type de traitement.

 

L’étude mise en place

Nous mettons en place au Centre Oscar Lambret une étude d’un groupe de patients sous immunothérapie, avec le recueil de données démographiques, cliniques, biologiques, lors du suivi habituel des patients. « Le but est de pouvoir faire des analyses afin d’identifier des facteurs qui pourraient nous permettre d’optimiser la prise en charge des patients, et de mieux connaître certaines toxicités inattendues. De nombreux bénéfices sont attendus pour les patients tels qu’une meilleure identification de réponse aux traitements et une optimisation de la pris en charge des patients sous immunothérapie. » précise le Dr Alexandra Forestier, médecin interniste porteur de cette étude au Centre.

En savoir plus sur cette étude 

 

 

L’étude MUCILIGHT 

 

Une étude permettant l’évaluation du traitement curatif des mucites radio-induites par photothérapie au moyen de lampe led

La problématique

Les cancers de la tête et du cou exigent des traitements complexes notamment par radiothérapie. Ils ont pour effet secondaire une inflammation à l’intérieur de la bouche qui entraîne parfois une incapacité à s’alimenter et de fortes douleurs pour les patients.

« L’étude MUCILIGHT a pour objectif d’évaluer la luminothérapie pour stopper à un stade précoce ces inflammations » précise le Dr Xavier Liem, onco-radiothérapeute, porteur de cette étude au Centre.

L’étude mise en place

MUCILIGHT évalue l’efficacité d’un traitement par photothérapie des « mucites radio-induites » qui sont des inflammations de la cavité buccale suite à une radiothérapie. L’étude a pour hypothèse que cette thérapie permet de stopper l’inflammation à un stade précoce, évitant les douleurs et facilitant la réalisation du traitement (radiothérapie et/ou chimiothérapie) en limitant le recours à des antalgiques forts ou des sondes d’alimentation.

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L’étude OMERIC

 

La problématique

Certaines des patientes traitées pour un cancer du sein auront une récidive, parfois sous la forme de métastases. Cette forme avancée de cancer du sein est la principale cause de mortalité liée à ce cancer. Les thérapies ciblées permettent de mieux contrôler ces formes graves de cancer du sein cependant une résistance apparaît après un à deux ans chez toutes les patientes. « L’étude OMERIC permettra de mieux anticiper cette perte d’efficacité du traitement et proposer de nouvelles solutions thérapeutiques » explique le Dr Nawale Hajjaji, oncologue médicale, porteur de cette étude au Centre.

 

L’étude mise en place

OMERIC étudie les molécules volatiles odorantes – présentes dans la transpiration, la salive, l’urine ou encore le sang – en les capturant afin d’identifier si certaines pourraient servir d’indicateurs à l’apparition d’une résistance aux traitements. Le patient bénéficie aujourd’hui d’un suivi contraignant par imagerie pour mesurer l’évolution de la maladie. L’objectif est d’identifier des marqueurs permettant de détecter à quel moment la maladie va devenir résistante. Cette approche permettra de suivre les patientes de manière non invasive (sans piqure ou biopsie) afin d’adapter leur traitement le plus tôt possible. L’étude améliorera aussi la compréhension de la maladie et pourrait permettre de proposer un 2e traitement personnalisé lorsque la résistance apparaît.

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