Lundi 9 décembre 2019

Le point sur le projet de future salle de classe du Centre Oscar Lambret

Au Centre Oscar Lambret, nous sommes convaincus que la continuité de l’école pendant les temps d’hospitalisation est essentielle. Christelle Avril, enseignante dans l’unité pédiatrique, adolescents et jeunes adultes, a accepté de nous en dire plus sur le projet de future salle de classe.

 

Comment s’organise l’école à l’hôpital ?

 

Au Centre Oscar Lambret, nous sommes convaincus que la continuité de l’école pendant les temps d’hospitalisation est essentielle. L’école à l’hôpital a pour but d’éviter la rupture de parcours et de poursuivre sa scolarité afin de préparer son futur et de s’inscrire dans un avenir.

J’entretiens un lien particulier avec les enseignants de chaque élève car il est important que mes collègues considèrent cet élève comme étant toujours le leur. Ils me communiquent la programmation et progression de la classe, et de mon côté j’aide l’élève à suivre ce rythme. Cette pratique permet de garder le lien avec l’établissement scolaire où le jeune est scolarisé et d’éviter les décalages d’apprentissage.

Par ailleurs, l’école leur permet de sortir de leur chambre, de se sociabiliser en échangeant avec les autres, et de se dire « je suis toujours un élève et non un malade » ainsi que de garder une certaine confiance en eux-mêmes. Les jeunes me disent souvent « j’aime travailler à l’école, comme ça j’oublie que je suis à l’hôpital ».

 

Quelles sont les matières enseignées et à quel rythme ?

 

J’accompagne en moyenne une soixantaine d’élèves par an, de la maternelle au lycée. Je leur enseigne principalement le français et les mathématiques, que l’on pourrait qualifier de matières socles, mais aussi l’Histoire, la robotique, l’électricité et d’autres disciplines.  

En termes de rythme et d’organisation, je m’adapte avant tout aux jeunes et à leurs protocoles de soins. Une séance peut donc être individuelle ou en groupe, en classe ou en chambre, réunir plusieurs tranches d’âges, durer de 20 min à 1h30, … L’objectif reste toujours d’offrir aux jeunes patients un peu « d’ordinaire » dans la maladie, de garder un lien avec l’autre en les faisant travailler, et réfléchir ensemble.

 

Avez-vous participé à la réflexion autour de la nouvelle classe ? Quels étaient vos souhaits ?

 

J’ai participé à la réflexion de ce projet avec les jeunes du service afin de leur proposer une salle accueillante, chaleureuse, qui répond à leurs besoins et qui donne envie de travailler, d’expérimenter et de découvrir.

Elle sera adaptée à tous les âges et à toutes les situations, notamment via un mobilier réglable qui permettra aux enfants en fauteuil roulant ou en béquilles d’assister aux séances. Il y aura également des espaces « cocooning » dans lesquels nous pourrons faire des sessions de lecture, de dictées, … dans des canapés par exemple.

Enfin, les outils numériques tels que la tablette, l’ordinateur ou encore des robots comme le robot humanoïde Nao seront mis à disposition des enfants pour compenser une situation allongée ou une grande faiblesse ou encore pour échanger avec ses camarades de classe.


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