Mars Bleu : zoom sur la prise en charge des cancers colorectaux au Centre Oscar Lambret
À l'occasion de Mars Bleu, le Centre Oscar Lambret met en lumière l'expertise de ses équipes dans la prise en charge des cancers colorectaux. Doté de moyens techniques et humains, le Centre garantit aux patients de notre région une prise en charge globale, personnalisée et de très haute qualité, du diagnostic jusqu’à l’après-cancer, récemment reconnue au niveau européen avec l’obtention de l’accréditation Comprehensive Cancer Center de l’OECI.
En tant que Centre de Lutte Contre le Cancer (CLCC), notre modèle repose sur une approche sans dépassement d’honoraires et sans reste à charge pour les patients tout en intégrant recherche, enseignement et innovation, assurant aux patients l’accès aux soins les plus avancés et à des traitements de pointe.
Un parcours complet et coordonné au service des patients
Les cancers colorectaux - cancer du côlon et du rectum - sont parmi les plus fréquents en France. Ils représentent le deuxième cancer le plus fréquent chez la femme après le cancer du sein et le troisième chez l’homme après les cancers de la prostate et du poumon.
Le dépistage est essentiel et repose sur la réalisation du test immunologique fécal FIT, simple, rapide et réalisable à domicile pour détecter la présence de sang dans les selles. Ce dépistage concerne toutes les personnes âgées de 50 et 74 ans. Après un test FIT positif, le Centre propose des coloscopies de dépistage et un accompagnement personnalisé.
Au Centre Oscar Lambret, toutes les étapes du parcours se déroulent sur un même site selon les besoins du patient : imagerie, endoscopie, chirurgie, chimiothérapie, radiothérapie.
« Les patients bénéficient d’une prise en charge pluridisciplinaire et coordonnée entre les différents acteurs, du diagnostic du cancer jusqu'à l'après-cancer. Au-delà du traitement du cancer, le suivi global inclut tous les soins de support qui pourraient être utiles au patient tels qu’un accompagnement nutritionnel, une activité physique adaptée, une aide au sevrage tabagique, un soutien psychologique ou le recours à une assistante sociale… Le Centre dispose de toutes les compétences nécessaires pour assurer une prise en charge de très haute qualité, à tous les stades de la maladie, et ce sans reste à charge pour les patients. », explique le docteur Aurélien Carnot, oncologue et coordinateur du comité digestif du Centre Oscar Lambret.
Innovation, recherche et essais cliniques
Le Centre participe aux études nationales et internationales de recherche sur les cancers colorectaux, en collaborant avec d’autres centres et institutions afin d’évaluer et de développer de nouveaux protocoles thérapeutiques.
Les essais actuellement en cours ou devant ouvrir dans les mois à venir dans ce domaine peuvent par exemple :
- Proposer au patient d’utiliser des outils tels la détermination d’un profil biomoléculaire avancé ou le chimiogramme d’un organoïde cultivé à partir d’une biopsie afin d’envisager un meilleur traitement ou l’utilisation d’une thérapies ciblée innovante
- Permettre l’utilisation dans certains cancers du rectum d’une immunothérapie associée ou non à une radiothérapie plutôt que le traitement lourd de chimiothérapie, radiothérapie et chirurgie ou d’évaluer, en cas de bonne réponse sous chimiothérapie, une désescalade thérapeutique avec la réalisation d’une chirurgie sans radiothérapie préalable dans le cadre d’autre cancers du rectum.
En parallèle, notre centre propose l’utilisation de nouvelles alternatives thérapeutiques ayant récemment démontré leur efficacité dès qu’elle sont accessible dans le cadre dérogatoire d’autorisation d’accès compassionnel, d’accès direct ou d’accès précoce.
Le rôle central de l’IDEC dans la prise en charge globale des cancers colorectaux
L’infirmière de coordination (IDEC) joue un rôle clé dans le parcours des patients atteints de cancers colorectaux. Elle garantit une prise en charge personnalisée, en informant, en accompagnant et en rassurant patients et proches.
« L’IDEC est une personne ressource pour le patient et sa famille tout au long du parcours, mon rôle consiste à expliquer les traitements et à identifier les besoins en soins de support pour que chacun bénéficie d’un accompagnement adapté à ses besoins », explique Caroline Mille, IDEC des parcours urodigestif.
L’IDEC réalise un dépistage précoce des besoins en soins de support et identifie les fragilités pouvant impacter le déroulement des traitements : situation sociale, vulnérabilité psychologique, troubles nutritionnels, sédentarité, besoins en activité physique adaptée, dépendance ou handicap.
Elle assure une écoute du patient et de ses proches ainsi que l’orientation vers les ressources adaptées (psychologue, assistante sociale, diététicienne, socio-esthéticienne, ou vers les consultations d’activité physique adaptée, d’aide au sevrage des addictions, ou d’accompagnement dans les troubles de la sexualité…). Ellecontribue également à fluidifier le parcours patient, en regroupant les rendez-vous, lorsque cela est possible, pour limiter déplacements et fatigue.
Elle renforce le lien ville-hôpital, garantissant la continuité des soins et la transmission d’informations avec les professionnels de santé de proximité. Elle participe également à l’éducation thérapeutique, notamment sur les effets secondaires des traitements, les signes d’alerte et les conduites à tenir, pour prévenir les complications à domicile et améliorer la sécurité et la qualité de vie des patients.