Mercredi 4 mai 2022

Cancer de la prostate : une avancée thérapeutique majeure pour les patients métastatiques

Le Centre propose un nouveau traitement innovant, pour les patients atteints d’un cancer de la prostate à un stade avancé, et ne répondant plus suffisamment à la plupart des traitements disponibles (hormonothérapie et chimiothérapie).

 

Une première dans les Hauts-de-France

 

Ce traitement, nommé « Lutétium 177-PSMA-617 », se compose d’une molécule vectrice permettant de cibler les cellules cancéreuses et d’un élément radioactif émettant un rayonnement ayant vocation à détruire l’ensemble des cellules cancéreuses, avec l’avantage d’irradier aussi les cellules tumorales voisines.

Le rayonnement, pénètre suffisamment profondément dans les cellules cancéreuses pour les détruire, tout en ayant un effet limité sur les cellules saines environnantes.

 

Un traitement très prometteur

 

Le 26 avril dernier, un premier patient a pu bénéficier de ce traitement innovant. Les premiers retours très positifs sont encourageants pour la prise en charge de ces cancers.

« Ce traitement, proposé à ce jour uniquement au Centre Oscar Lambret pour les Hauts-de-France est très prometteur car il offre de nombreux bénéfices tels qu’une progression de la qualité de vie avec peu voire pas d’effets secondaires impactants et invalidants, une augmentation de la survie sans progression et une nette amélioration de la survie globale. D’autres bénéfices secondaires sont notables comme un gain de temps : le traitement est très rapide il dure 15 mn et se compose de 6 cures au rythme d’une toutes les six semaines. Un suivi personnalisé est mis en place par l’équipe de médecine nucléaire du Centre afin d’accompagner au mieux le patient dans son parcours », précise le Dr Anaïs Olivier, médecin nucléaire au Centre Oscar Lambret.

 

Zoom sur le cancer de la prostate

 

Le cancer de la prostate représente près d’un quart des cancers chez l’homme (plus de 50.000 nouveaux cas chaque année en France).

De nombreux traitements peuvent être proposés selon le stade de la maladie et les examens réalisés lors du bilan diagnostique: surveillance active, chirurgie, radiothérapie externe, curiethérapie, hormonothérapies, chimiothérapies ou encore thérapies ciblées. Malgré les traitements existants, près de 10.000 patients sont malheureusement en échec thérapeutique, chaque année.

« Nous espérons qu’un jour prochain, ce traitement pourra être proposé plus tôt dans le parcours, et donc bénéficier à un plus grand nombre. Il est aujourd’hui trop tôt pour déployer ce traitement à un stade plus précoce de la maladie mais des études sont en cours. », conclut le Dr Anaïs Olivier.


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