ELIOS : un nouvel outil innovant,

fruit d’une collaboration des équipes internes, pour sécuriser les prélèvements des patients

Dans un hôpital, la fiabilité des prélèvements est essentielle : chaque échantillon doit être correctement identifié, relié au bon patient et suivi tout au long de son parcours. 

Pour renforcer cette sécurité et simplifier le travail des équipes, le Centre Oscar Lambret a développé ELIOS, un outil numérique dédié à la saisie et à la traçabilité des prélèvements.

 

Un besoin né d’un changement de logiciel

 

En 2024, le Centre a engagé un changement de logiciel métier en anatomocytopathologie avec la mise en place de Da Vinci, en remplacement de Diamic. À cette occasion, les équipes ont constaté que certaines pratiques de sécurisation existantes, notamment l’utilisation de codes-barres, ne pouvaient pas être reprises telles quelles.

Pour maintenir un haut niveau de sécurité, il était nécessaire de repenser le circuit des prélèvements et de développer un outil capable de s’intégrer au nouvel environnement informatique, c’est ainsi que né le projet Elios.  

« Avec Elios, nous avons créé un flux numérique entièrement sécurisé et assuré une continuité totalement fiable avec DaVinci. Cet outil est un module développé en interne. Le travail conjoint entre les équipes du Centre et celles de l’éditeur du logiciel métier Clinisys a permis de fiabiliser davantage le parcours des échantillons », précise Franck Craynest, Directeur adjoint de la DSI. 

 

Un projet collaboratif conçu en interne

 

ELIOS est le fruit d’une collaboration entre l’Unité de Pathologie Morphologique et Moléculaire (UP2M) et la Direction des Systèmes d’Information (DSI). 

L’objectif de ce nouvel outil était de permettre une saisie simple des prélèvements tout en assurant une intégration complète avec Da Vinci. 

 « Concrètement le soignant saisit le prélèvement dans ELIOS ; le logiciel métier récupère l’information, crée automatiquement la demande et renvoie les données vers l’application. Un QR code est généré pour identifier le patient et l’échantillon, qu’il suffit ensuite de scannerELIOS propose des champs préremplis, une autocomplétion et un vocabulaire simplifié, adaptés aux pratiques du terrain. L’objectif est de réduire la charge de saisie, de faciliter le quotidien des équipes et de renforcer la sécurité pour les patients. » explique Franck Craynest. 

Ce fonctionnement automatise la création des prescriptions médicales, limite les interventions manuelles et réduit les risques d’erreur. Il permet aussi d’harmoniser les pratiques entre les prescripteurs.

« Pour accompagner les collaborateurs dans ce changement de pratique, les équipes du bloc opératoire et de l’imagerie ont été associées aux ajustements à partir de leurs retours et avec des formations en amont du déploiement », ajoute Delphine Bertin. 

 

Une traçabilité renforcée du patient au laboratoire

 

Grâce à l’interconnexion entre ELIOS et Da Vinci, chaque prélèvement est suivi tout au long de son parcours, du bloc opératoire ou de l’imagerie jusqu’à l’UP2M. Le numéro de prélèvement est généré automatiquement et les étiquettes ne sont créées qu’au moment de la saisie, ce qui élimine les risques de confusion ou de non-conformité.

« L’identification par QR code permet au laboratoire de prendre en charge immédiatement l’échantillon, avec une traçabilité complète et des contrôles à différentes étapes du circuit. Ce type d’intégration, encore peu répandu, constitue une avancée importante pour la sécurisation des parcours du prélèvement », explique Delphine Bertin, 

Déployé en septembre, l’outil a été bien accueilli par les équipes, qui soulignent la fiabilité du processus et la simplification des pratiques. 

« Pour la petite anecdote, le nom ELIOS est un clin d’œil à Eliott, chef de projet informatique, très impliqué dans le développement de l’outil. », concluent Delphine et Franck.

Bravo aux équipes du Centre pour ce bel exemple de collaboration qui sécurise les prélèvements d’anatomocytopathologie. 

Si vous souhaitez en savoir plus, retrouvez l’article complet paru dans le magazine Hospitalia

Publié le 24 février 2026

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