Cancers gynécologiques : l’importance du dépistage et d’une prise en charge experte
Chaque année en France, près de 78 000 femmes sont touchées par un cancer gynécologique : cancers de l’ovaire, de l’endomètre, de l’utérus ou du col de l’utérus.
Pourtant, un suivi gynécologique régulier, le dépistage et la vaccination permettent, dans certains cas, de mieux prévenir ces cancers ou de les détecter plus tôt.
À cette occasion, le Centre Oscar Lambret rappelle l’importance de la prévention et d’une prise en charge experte.
Le Centre Oscar Lambret, centre expert des cancers féminins
Avec plus de 1 000 cancers gynécologiques pris en charge chaque année, le Centre Oscar Lambret est un établissement de référence dans la prise en charge des cancers féminins.
Labellisé EURACAN pour les cancers rares et certifié ESGO, le Centre dispose d’une expertise reconnue pour l’ensemble des cancers gynécologiques, notamment comme centre expert du cancer de l’ovaire, y compris pour les formes complexes ou rares.
Cette expertise est également reconnue au niveau national : le classement Le Point place le Centre Oscar Lambret 1er établissement français pour la prise en charge du cancer de l’ovaire et du cancer de l’utérus, et 5e pour le cancer du sein.
« Les tumeurs gynécologiques rares posent des défis importants : diagnostic parfois difficile, évolution imprévisible, besoins thérapeutiques spécifiques. En tant que centre expert régional labellisé EURACAN, le Centre Oscar Lambret est un établissement de référence dans la région », explique le Dr Mathilde Saint Ghislain, oncologue médicale au Centre Oscar Lambret.
Chaque semaine, les dossiers des patientes sont étudiés en réunion de concertation pluridisciplinaire, réunissant chirurgiens, oncologues médicaux, radiothérapeutes, anatomopathologistes, généticiens et radiologues. « Cette approche collective nous permet de proposer à chaque patiente la stratégie thérapeutique la plus adaptée, souvent innovante, en tenant compte de sa situation médicale et de ses besoins », ajoute le Dr M. Saint Ghislain.
Zoom sur les cancers gynécologiques
Le cancer de l’ovaire : un diagnostic souvent tardif
Avec environ 5 000 nouveaux cas par an, le cancer de l’ovaire reste l’un des cancers gynécologiques les plus difficiles à diagnostiquer précocement. Les symptômes, douleurs abdominales, ballonnements persistants, troubles digestifs ou urinaires, sont souvent peu spécifiques, ce qui explique des diagnostics parfois tardifs.
Le Centre Oscar Lambret est reconnu comme centre expert du cancer de l’ovaire, notamment pour la prise en charge des formes avancées et des situations complexes. L’expertise chirurgicale, l’accès à l’oncogénétique et aux traitements innovants y occupent une place essentielle.
Une attention particulière est portée aux patientes présentant une prédisposition génétique ou des antécédents familiaux, pour lesquelles un accompagnement spécifique peut être proposé.
Chez certaines femmes porteuses des gènes BRCA1 et BRCA2, une chirurgie préventive peut être recommandée. Ces mutations des gènes sont connues pour augmenter significativement le risque de cancers du sein et de l’ovaire.
Le cancer de l’endomètre : savoir reconnaître les signes d’alerte
Le cancer de l’endomètre, qui se développe dans la muqueuse de l’utérus, est aujourd’hui le cancer gynécologique le plus fréquent en France.
Il survient principalement après la ménopause. Son principal signe d’alerte reste la présence de saignements inhabituels, notamment après la ménopause, qui doivent conduire à consulter rapidement.
La prise en charge repose sur une approche personnalisée associant, selon les situations, chirurgie, traitements médicaux et radiothérapie.
Le cancer du col de l’utérus : la prévention reste essentielle
Le cancer du col de l’utérus touche environ 3 000 femmes chaque année en France. Dans la grande majorité des cas, il est lié à une infection persistante par le papillomavirus humain (HPV).
La vaccination constitue aujourd’hui un outil majeur de prévention. Elle est recommandée chez les filles et les garçons de 11 à 14 ans. Les recommandations ont récemment évolué avec un rattrapage vaccinal désormais possible jusqu’à 26 ans révolus chez les femmes et les hommes.
Associée au dépistage, cette stratégie permet de réduire significativement le risque de développer un cancer du col de l’utérus.
Un accompagnement personnalisé à chaque étape du parcours
Chaque cancer féminin fait l’objet d’un parcours de soins spécifique, construit autour des besoins de la patiente.
Pour renforcer cet accompagnement, le Centre s’appuie notamment sur les infirmières de coordination (IDEC), véritables personnes ressources tout au long du parcours de soins. Elles participent à l’évaluation des besoins, coordonnent les soins de support et contribuent à assurer une prise en charge fluide et personnalisée.
Afin d’aider les professionnels de santé dans l’orientation des patientes, le Centre Oscar Lambret propose une ligne de téléexpertise dédiée aux cancers gynécologiques via Omnidoc. Cet outil permet d’échanger rapidement avec les équipes expertes afin de faciliter l’adressage et l’accès au parcours de soins adapté.