Cancers gynécologiques : le Centre appelle à une meilleure information
Avec plus de 1 000 cancers gynécologiques pris en charge chaque année, le Centre Oscar Lambret, récemment accrédité OECI, certifié ESGO et labellisé EURACAN pour les cancers gynécologiques, appelle aujourd’hui à une meilleure information des patientes et des professionnels de santé de premier recours. Environ 53 % des cancer de l’ovaire et 87% des cancers de la vulve sont encore opérées en dehors des centres experts*, malgré des recommandations claires et des données scientifiques probantes. Une situation qui peut réduire les chances de guérison.
*(source : https://www.sciencedirect.com/)
Les recommandations existent, mais elles ne sont pas toujours respectées
Les cancers gynécologiques (ovaire, endomètre, col utérin) figurent parmi les pathologies oncologiques pour lesquelles la prise en charge dans un centre expert conditionne directement le pronostic et la qualité de la vie future. Il est impératif que la prise en charge de ces cancers soit centralisée auprès d’équipe multidisciplinaires entraînées, notamment pour les cas complexes comme celui de l’ovaire, la vulve, les tumeurs rares et la chirurgie en territoire irradié. Il ne faut pas seulement soigner rapidement ces cancers, mais les soigner au bon endroit.
Les seuils d'activité sont définis, les recommandations nationales et européennes existent. Pourtant, toutes les patientes ne bénéficient pas d'une orientation vers ces structures spécialisées. Le Centre Oscar Lambret, reconnu comme leader national dans la prise en charge du cancer de l'ovaire et de l'utérus (palmarès Le Point 2025), le dit clairement : il existe encore une perte de chance pour certaines femmes lorsque ces recommandations ne sont pas appliquées.
La première chirurgie : un moment décisif, souvent irréversible
Dans les cancers gynécologiques, et tout particulièrement dans le cancer de l'ovaire, la qualité de la première intervention chirurgicale est déterminante pour la suite du parcours, les chances de guérison, bien sûr, mais aussi la fertilité, la qualité de vie et l'accès à certains traitements.
Une équipe experte assure :
- Une évaluation précise de l'extension de la maladie par des chirurgiens dédiés, des oncologues spécialistes en cancer gynécologique, des radiologues spécialisées, t une anatomopathologie experte ainsi que l’accès aux essais clinques
- Une chirurgie complète avec ablation de toutes les lésions visibles, au bon moment du parcours ;
- La discussion en RCP (Réunion de Concertation Pluridisciplinaire) hebdomadaire de chaque dossier, ouvertes à tous les établissements et professionnels de santé, avec accès aux essais cliniques et aux innovations thérapeutiques. Essentiel pour éviter une mauvaise évaluation initiale, une stratégie thérapeutique non optimal ou encore des traitements trop lourds ou au contraire insuffisants.
Une chirurgie incomplète ou non optimale peut, à l'inverse, fermer des portes et générer des traitements plus lourds, des rechutes précoces, des séquelles sur la sexualité, la ménopause, une récupération post-opératoire moins optimale.
La qualité de vie au cœur du parcours de soin
Au-delà du traitement de la maladie, la qualité de vie constitue un enjeu majeur de la prise en charge. Au Centre Oscar Lambret, certaines patientes peuvent ainsi bénéficier d’une préservation de la fertilité grâce à des chirurgies conservatrices de l’utérus ou de l’ovaire, associées à un accompagnement personnalisé. Une perspective essentielle pour les femmes qui souhaitent pouvoir fonder une famille malgré l’épreuve de la maladie. Cette approche requiert toutefois une expertise hautement spécialisée, une évaluation rigoureuse des risques et l’intervention d’équipes médicales particulièrement expérimentées.
Le Centre s’attache également à préserver la qualité de vie à long terme de ses patientes. À ce titre, il a notamment mis en place un parcours de soins post-curiethérapie dédié aux femmes traitées pour un cancer du col de l’utérus, afin de mieux prévenir et prendre en charge les séquelles liées aux traitements.
Dans cette même volonté d’améliorer l’accompagnement des patientes, le Centre coordonne depuis avril 2025, en partenariat avec l’Université de Lille et le laboratoire SCALab UMR CNRS 9193, l’étude SEXOCOL. Cette recherche est consacrée à l’impact du cancer du col de l’utérus et de ses traitements sur la sexualité, la vie intime et la vie de couple, des dimensions encore trop souvent méconnues et pourtant essentielles au parcours de soins et à la reconstruction après la maladie.
Les femmes doivent pouvoir choisir leur centre de soins en connaissance de cause
Le Centre Oscar Lambret appelle à une meilleure information des patientes et des professionnels de santé de premier recours. Chaque femme doit pouvoir identifier les centres reconnus pour la prise en charge de ces cancers et exercer un choix éclairé, dès le diagnostic.
Les femmes présentant un risque génétique élevé (BRCA, …) sont particulièrement concernées : certaines chirurgies préventives, réalisées dans des centres experts, permettent de réduire très significativement le risque de cancer. Encore faut-il connaître ces possibilités.
L'enjeu n'est plus seulement d'accéder aux soins, mais d'accéder immédiatement au bon niveau d'expertise. Pour les cancers gynécologiques, cette expertise peut changer le cours de la maladie et de la vie.