Cancer du col de l’utérus : immunothérapie et parcours coordonné

Depuis mars 2025, l’immunothérapie peut être proposée dans la prise en charge de certains cancers du col de l’utérus, notamment chez les patientes présentant une maladie localement avancée (stades T3 ou T4). Cette avancée thérapeutique bénéficie à environ 20 à 30 % des patientes prises en charge au Centre pour cette indication et témoigne de l’évolution des stratégies thérapeutiques.

 

Une avancée thérapeutique

 

L’introduction de l’immunothérapie en association avec les traitements standards représente une évolution importante dans la prise en charge des formes localement avancées du cancer du col de l’utérus.

Les données disponibles montrent un gain de survie estimé entre 10 et 15 %, renforçant l’intérêt de cette approche dans une stratégie globale de traitement. Cette avancée vient compléter les standards thérapeutiques existants et permet une adaptation plus fine des traitements au profil des patientes.

 

Une coordination des soins (PECC) 

 

La coordination des soins repose sur une organisation structurée qui valorise l’expertise et la complémentarité des différents métiers impliqués dans la prise en charge.

Ce parcours de soins coordonné (PECC – Parcours d’Expertise et de Coordination en Cancérologie) s’articule autour de plusieurs temps :

  • une première étape avant la radiothérapie, permettant aux patientes de rencontrer le même jour l’ensemble des intervenants concernés : médecin, infirmière de coordination et manipulateurs en radiothérapie ;
  • une deuxième étape avant la curiethérapie, associant les mêmes professionnels auxquels s’ajoute l’anesthésiste, la curiethérapie étant indiquée dans les formes localement avancées ;
  • une troisième étape réalisée environ six semaines après la fin de la radiothérapie et de l’immunothérapie, afin d’évaluer les effets du traitement, de suivre les fragilités identifiées et d’organiser la prise en charge des besoins spécifiques.

Le Centre Oscar Lambret dispose par ailleurs de la plus importante activité de curiethérapie gynécologique au niveau national, avec une expertise reconnue en curiethérapie guidée par l’image.

 

Une prise en charge globale et adaptée 

 

Au-delà des traitements, le parcours intègre une prise en charge globale des patientes, visant à répondre à l’ensemble des besoins médicaux, fonctionnels et sociaux.

Cette approche repose sur plusieurs axes complémentaires. L’activité physique adaptée est proposée afin de soutenir la tolérance aux traitements et de favoriser la récupération. Un accompagnement au sevrage tabagique peut également être mis en place selon les besoins, en lien avec les équipes spécialisées.

Une attention particulière est portée à la santé sexuelle et à la qualité de vie intime, avec une consultation dédiée permettant d’aborder les effets des traitements, notamment la ménopause induite et leurs conséquences.

Enfin, un accompagnement social spécifique est proposé pour soutenir les patientes face aux répercussions parfois importantes de la maladie sur leur vie personnelle et professionnelle. On estime qu’environ 40 à 50 % des patientes peuvent connaître une perte d’emploi ou une mise en invalidité, et que 60 à 80 % rapportent des bouleversements dans leur vie conjugale et intime.

 

Un suivi dans la durée

 

Ce parcours permet d’accompagner les patientes tout au long de leur parcours, du diagnostic aux suites des traitements.

L’objectif est de mieux anticiper les besoins, d’accompagner les fragilités et de proposer une prise en charge adaptée à chaque étape du parcours. 

 

Publié le 27 juillet 2026

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