Lundi 19 décembre 2016

Améliorer la prise en charge des enfants en médecine nucléaire

Environ 350 enfants de 0 à 14 ans sont suivis chaque année par les équipes du Centre Oscar Lambret. Le nombre de jeunes patients pris en charge dans le service de médecine nucléaire ne cesse d’augmenter : en 2015, 220 examens ont été réalisés pour des enfants de 0 à 14 ans.

Pour répondre à l’augmentation de l’activité, aux besoins et aux attentes spécifiques de ce jeune public, l’équipe du service de médecine nucléaire a réalisé différents aménagements.

 

Des problématiques spécifiques à la prise en charge des enfants

 

La prise en charge des enfants en médecine nucléaire fait appel à des processus particuliers : la manière avec laquelle les jeunes patients vivent la maladie et ressentent la douleur est très différente de celle des adultes. Les parents sont, par ailleurs, souvent inquiets. Or, ce sont la confiance et l’adhésion des enfants et de leur famille au parcours de soins qui conditionnent sa réussite.

Les examens de médecine nucléaire présentent également plusieurs contraintes : ils nécessitent une injection en amont et il peut exister un délai d’attente allant de une à six heures entre cette injection et l’examen. L’examen lui-même peut durer entre une et deux heures. Ces procédures, longues, rendent la prise en charge des enfants difficile.

 

De nouveaux aménagements pour une meilleure prise en charge

 

Afin de rendre l’accueil et l’attente plus agréables et confortables, le service de médecine nucléaire du Centre a adapté les lieux pour ses patients les plus jeunes.

Des espaces dédiés aux plus jeunes ont été créés dans les deux salles d’attente, avec des tables et des chaises, des jouets et des livres. Sur les conseils de l’association Sparadrap, l’équipe a également choisi un thème unique de décoration pour l’ensemble du service : la mer.

médecine nucléaire Centre Oscar Lambret

« En créant un univers particulier, l’objectif est de donner des repères aux enfants. Cela permet d’occuper leur esprit, de libérer leur imaginaire ou encore de détourner leur attention » confie Yamina Ainaoui, manipulatrice dans le service de médecine nucléaire.

Dans la salle d’injection, des jeux permettent de distraire les enfants. Lors de l’attente de l’examen, après l’injection, des DVD sont mis à disposition et la gamma camera du Centre est également équipée d’un lecteur DVD.

gamma camera médecine nucléaire

« Les enfants ont besoin d’être reconnus en tant que personne. Il est important d’instaurer un climat de confiance, de proposer un environnement dans lequel ils se sentent attendus » poursuit Claudie Rogez, manipulatrice dans le service.

 

Enrichir l’information donnée aux enfants et à leurs parents

 

Parallèlement à l’agencement des espaces, l’équipe a également rendu plus accessible l’information à destination des enfants et de leur famille.

Aujourd’hui, des affiches sur l’injection ou encore la prise en charge de la douleur sont installées dans les salles d’attente. Un livret d’information, mettant en scène des poupées, explique également aux enfants le déroulement des différents examens.

« Les enfants et leurs parents arrivent très souvent anxieux et interrogatifs, ils sont dans l’inconnu. Notre souhait est de répondre à leurs questions, leur donner de l’information et désacraliser l’examen. » conclut Yamina Ainaoui.

Informations médecine nucléaire

 

Pour mieux comprendre

 

La médecine nucléaire consiste en l’injection intra-veineuse d’un produit radioactif, en vue de réaliser une imagerie à visée diagnostique ou un traitement. Les cancers pédiatriques pris en charge en médecine nucléaire sont principalement les neuroblastomes ainsi que les sarcomes osseux et des tissus mous.

Pour mener à bien ce projet de réaménagement, le personnel soignant du service de médecine nucléaire a bénéficié d’une formation dispensée par l’association Sparadrap, dont l’objectif est de guider les enfants dans le monde de la santé: www.sparadrap.org

Les améliorations apportées dans le service de médecine nucléaire ont été permises grâce :

  • à l’aide de plusieurs associations dont Ludopital, qui offre des cadeaux aux enfants, et Sparadrap qui fournit des affiches et des livrets d’information pour le jeune public ;
  • au soutien financier du comité du Pas-de-Calais de La Ligue contre le cancer pour l’aménagement des locaux (salles d’attente, jeux, table à langer, décoration).

 


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