Les cancers du corps utérin

On distingue les cancers de l’endomètre très fréquents, des autres plus rares constitués par les sarcomes utérins et les tumeurs trophoblastiques.
 

Les cancers de l’endomètre
 

Ils sont les cancers les plus fréquents de la femme ménopausée. Ils représentent la Xeme cause de cancer féminin en France avec Y cas dans le Nord Pas de calais. (Voir le DIM) L’évolution tend vers une augmentation de fréquence relative de ce type de lésion.

Tout saignement après la ménopause doit amener la femme à consulter. C’est ainsi que le cancer est souvent découvert à un stade précoce et qu’à ce stade les taux de guérison sont élevés.

Le cancer de l’endomètre est favorisé par la prise d’œstrogènes, soit d’origine médicamenteuse, soit lié à l’obésité. Le diabète et l’hypertension sont d’autres facteurs de risque ainsi que la prise de Tamoxifène ou encore une irradiation pelvienne antérieure. Moins de 10% d’entre eux surviennent dans un contexte génétique (syndrome de Lynch).

La prise en charge de cette localisation est avant tout chirurgicale. La radiothérapie, la chimiothérapie ou l’hormonothérapie ne sont en général proposées qu’à des stades évolués ou en cas de tumeur à haut risque de récidive. Cette décision discutée lors d’une réunion pluridisciplinaire, repose sur les caractéristiques du bilan d’imagerie et de la tumeur en fonction des protocoles régionaux et nationaux. 
 

Les sarcomes utérins sont des tumeurs rares
 

On n’en connaît pas l’origine. Ils pourraient être favorisés par la prise de Tamoxifène ou une irradiation pelvienne antérieure.

L’offre de bilan et de soins pour ce type de lésion est complète. La prise en charge des formes limitées repose sur la chirurgie, suivie ou non de radiothérapie ; les formes plus étendues requièrent quant à elles de la chimiothérapie et/ou hormonothérapie.  Compte tenu de la complexité de ces types histologiques, ces cas sont toujours discutés lors d’une Réunion de Concertation Pluridisciplinaire Sarcome.
 

Les tumeurs trophoblastiques
 

Le contexte est fort différent pour ces tumeurs. Elles se rencontrent chez des patientes en âge de procréer, et se développent sur des résidus placentaires après un accouchement.

Leur prise en charge après bilan est essentiellement médicale, par chimiothérapie.

Le Centre Oscar Lambret est l’un des centres référents régionaux pour la prise en charge de ces tumeurs.

Les cas sont déclarés au registre national et discutés à la Réunion de Concertation Pluridisciplinaire nationale sur les tumeurs trophoblastiques de Lyon Sud.