On distingue les cancers épithéliaux (carcinomes ovariens) des tumeurs non épithéliales (germinales ou des cordons sexuels) qui présentent des origines et des prises en charge différentes.

 

Les carcinomes ovariens

 

Le Centre Oscar Lambret prend en charge 100 à 110 cas par an.

Ces tumeurs se développent à la surface des ovaires. Compte tenu de la situation anatomique des ovaires, la dissémination tumorale dans la cavité abdominale est rapide et longtemps silencieuse, expliquant qu’elles sont le plus souvent découvertes à un stade avancé de la maladie.

Le traitement repose sur une chirurgie et une chimiothérapie. Toutefois, en fonction de l’étendue de la maladie, l’ordre de réalisation de ces traitements peut varier. Le choix dépendra donc de la décision de la Réunion de Concertation Pluridisciplinaire en fonction de l’état de la malade, et des résultats du bilan radiologique (IRM scanner, ou TEP scanner), biologique (marqueurs), ainsi que ceux de la cœlioscopie d’évaluation.

Une expertise d’équipe (chirurgiens, anesthésistes réanimateurs, oncologues médicaux) est en effet indispensable pour juger du moment le plus opportun pour intervenir.

 

Les tumeurs non épithéliales

 

Ce sont des tumeurs rares pour lesquelles le COL est un des centres français référent. Les cas sont enregistrés et parfois discutés en RCP spécialisée. On distingue ainsi:

 

  • Les tumeurs des cordons sexuels

Beaucoup plus rares, elles naissent des enveloppes du follicule ovarien « pondu » à chaque cycle. Il n’y a pas de cause favorisante connue. Leur caractéristique est l’association fréquente à une sécrétion hormonale (œstrogènes ou hormones males) responsable de signes cliniques particuliers s’ajoutant à ceux de la tumeur elle-même.

Leur prise en charge est le plus souvent chirurgicale. La chimiothérapie est réservée aux formes évoluées ou récidivantes.

 

  • Les tumeurs germinales

Ce sont des tumeurs rares apanage des femmes très jeunes. La chirurgie qui doit s’efforcer de préserver la fertilité future permet le diagnostic et la chimiothérapie spécifique de ces tumeurs permet des guérisons définitives dans la majorité des cas.