Jeudi 14 décembre 2017

Les projets de recherche du laboratoire SMMiL-E

Les équipes de recherche franco-japonaises du laboratoire SMMiL-E ont intégré leurs nouveaux locaux avec leurs équipements de pointe. Grâce au soutien de nos donateurs, deux salles ont été aménagées, dont une « salle blanche » pour la création de microsystèmes directement in situ. Les projets de recherche entrepris par ces équipes visent de nouvelles connaissances fondamentales pour une meilleure détection du cancer, une efficacité renforcée des traitements et du suivi des malades.

 

Les micro-technologies appliquées en cancérologie

 

L’usage et le développement des microsystèmes dans le domaine de la biologie et de la santé connaissent actuellement un essor considérable. Leur niveau de maturité technologique leur permet maintenant d’être intégrés à des protocoles de recherche clinique.

 Menés au sein de notre unité de recherche, les travaux de recherche de l’équipe internationale SMMiL-E sont particulièrement novateurs et ouvrent des perspectives thérapeutiques importantes pour les patients atteints d’un cancer. Ce programme de recherche s’appuie sur les micro-technologies et les progrès de la biologie et vise de nouvelles connaissances fondamentales pour une détection plus efficace des thérapies et du suivi post-traitement pour une meilleure prise en charge du patient.

Cette approche totalement innovante, utilisant les micro-technologies en cancérologie sur le site d’un hôpital, est une première en Europe.

 

De nouvelles approches offrant des perspectives importantes pour les patients

 

Avant de s’implanter dans un nouvel organe pour former des métastases, les cellules tumorales quittent la tumeur d’origine et circulent dans le sang : ce sont des cellules tumorales circulantes (CTC).

Nos équipes collaborent actuellement à la mise en place de différents systèmes pour pouvoir détecter et caractériser ces CTC.

Des systèmes microfluidiques

Des techniques innovantes utilisent des échantillons sanguins en faible quantité afin de détecter et isoler ces cellules tumorales circulantes au sein de la population cellulaire sanguine.

Des nano-pinces

Elles permettent de mesurer les propriétés mécaniques d’une cellule, et notamment l’élasticité de ces CTC capables de passer la barrière des vaisseaux sanguins.

 

La finalité de ces recherches ?

 

A partir d’un simple échantillon sanguin, pouvoir établir un diagnostic précoce fiable de la maladie et de son évolution, connaître son origine mais aussi personnaliser le traitement, en fonction des propriétés biologiques et mécaniques des cellules tumorales circulantes détectées dans le sang.

 

Des premiers résultats publiés

 

En décembre 2016, un premier article sur la collaboration entre le Centre et l’Université de Tokyo a été publié dans le Nature Microsystèmes et Nanotechnologie.

Une réussite majeure : il s’agit du premier article d’une équipe française dans cette revue.


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