Lundi 29 mai 2017

L’aide au sevrage tabagique au Centre Oscar Lambret

Depuis 2010, le Centre Oscar Lambret propose une aide au sevrage tabagique. Aujourd’hui, plus de 800 patients ont pu bénéficier de cette aide à l’arrêt. Laurence Rotsaert, infirmière tabacologue au Centre nous en dit plus sur ces consultations.

 

En quoi consiste l’aide au sevrage tabagique et qui peut bénéficier de cette aide ?

 

L’aide au sevrage tabagique au Centre Oscar Lambret est destinée essentiellement aux patients ayant émis le souhait d’arrêter de fumer. Les patients peuvent également être orientés directement par leur médecin référent qui considère nécessaire l’arrêt de toute consommation de tabac au vu de la pathologie et/ou du traitement proposé.  

Ce service offre  une prise en charge personnalisée : les stratégies adoptées sont propres à chacun des patients en fonction de leur type de dépendance. Pour un sevrage de qualité, l’intérêt est que le fumeur soit acteur de cette démarche d’arrêt. Les consultations permettent notamment de l’aider à trouver la motivation et les ressources nécessaires pour stopper sa consommation et ne pas reprendre une fois l’arrêt effectif.

 

Comment se déroule les consultations ?

 

La première consultation dure environ une heure. Mon rôle en tant qu’infirmière tabacologue est d’écouter le patient et de l’aider à faire le point sur son usage. Pour ce faire, je le questionne en me basant sur des tests validés scientifiquement comme le test de Fagerstrôm, un test permettant de mesurer le degré de dépendance tabagique

Au terme de l’entretien, je propose au patient, en fonction de son profil, un plan de sevrage personnalisé en lui expliquant les différentes stratégies possibles. C’est le patient qui choisit celle qui lui semble la plus adaptée quand cela est possible. Le suivi se concrétise par la construction d’un projet d’arrêt et s’accompagne par une démarche progressive de changement de ses habitudes et de ses comportements au tabac au vu d’un arrêt complet ultérieur.

Les consultations de suivi, quant à elles, durent environ 30 minutes et permettent de faire le point sur les difficultés rencontrées et sur l’efficacité des stratégies adoptées.  Ces rendez-vous permettent également de réajuster les dosages ou de modifier les traitements si nécessaire.

 

Quels sont les substituts existants aujourd’hui pour aider à arrêter de fumer ?

 

Les plus connus et utilisés aujourd’hui sont les substituts nicotiniques. Ils existent sous diverses formes et traitent la dépendance physique : les patchs, les pastilles ou comprimés à sucer, les gommes à mâcher, les sprays. Depuis le 1er novembre 2016, l’Assurance Maladie accompagne les fumeurs dans l’arrêt du tabac et prend en charge, sur prescription, ces traitements à hauteur de 150€ par an.  Découvrez les conditions de remboursement.

La cigarette électronique peut également constituer une aide pour arrêter de fumer.

 


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