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Centre Oscar Lambret
3, rue Frédéric Combemale BP 307 - 59020 LILLE Cedex Tél : 03 20 29 59 59 Fax : 03 20 29 59 62 Plan d'accès / Contactez-nous |
Les programmes de recherche du Centre Oscar Lambret ont fait l'objet d'une évaluation scientifique par le Conseil Scientifique externe dont voici les principales conclusions. Le recrutement clinique est à la base des activités de recherche clinique de tout Centre de Lutte Contre le Cancer. Dans le cas du Centre Oscar Lambret, ce recrutement est particulièrement important dans les domaines de la cancérologie cervico-faciale et de la cancérologie mammaire, pour lesquels l’alliance de la recherche thérapeutique et psychosociale est particulièrement riche et productive. Le premier domaine est une originalité dans le cadre des Centres, le second ne l’est pas mais constitue un pôle régional unique. Cela n’apparaît pas être le cas des autres localisations, qui ne sont ni en situation d’originalité ni en situation de monopôle (à l’exception de la cancérologie pédiatrique, qui est un cas particulier). Il est bien sûr hors de question de ne travailler que sur deux localisations mais, pour l’attribution de moyens à la recherche clinique, il faudra bien établir des priorités. L’idée est de pouvoir conforter le leadership national et la reconnaissance internationale du Centre dans les deux localisations mentionnées, et d’encourager les autres secteurs à travailler en partenariat avec les équipes qui détiennent un tel leadership dans les autres localisations. Un excellent travail est fait dans le domaine des sarcomes, des cancers coliques, ovariens, et bien d’autres ; les praticiens spécialistes de ces localisations, qui ont un recrutement important, participent déjà à des essais thérapeutiques coopératifs et leur activité de recherche doit pouvoir s’y réaliser de manière fructueuse. Deux points particuliers concernent les cancers du col utérin et les cancers du rectum, qui bénéficient d’un important recrutement, d’une grande compétence chirurgicale, d’une prise en charge multidisciplinaire d’emblée et d’un accès biologique initial à la tumeur ; une incitation à développer des activités de recherche dans ces domaines serait certainement rapidement rentabilisée. En dehors des activités centrées autour des organes, plusieurs départements et secteurs transversaux conduisent une réflexion et une recherche propre, souvent centrée sur l’évaluation des innovations technologiques (radiothérapie, radiologie, médecine nucléaire) et sur l’évaluation des pratiques : il s’agit d’une voie originale, encore insuffisamment explorée dans les Centres, qui mérite d’être encouragée et développée. La très bonne insertion du Centre Oscar Lambret dans le tissu médical et scientifique de la région lilloise constitue un deuxième atout. Le laboratoire de pharmacologie est partie prenante de l’unité INSERM 837 et de l’Institut fédératif de recherche 114. C’est une richesse pour le Centre d’avoir accès à des plates formes importantes au niveau lillois (génomique, animalerie, IRM petit animal et bientôt microTEP). Par ailleurs, les collaborations entre les cliniciens du Centre et ceux du CHU et d’hôpitaux publics et privés sont nombreuses et fructueuses, tant sur le plan des soins que sur celui de la formation (en radiologie, par exemple). Cette situation est très enrichissante pour les deux parties et elle ne peut qu’être bénéfique aux deux institutions. C’est dans le cadre de ce partenariat que doit évoluer la recherche clinique. Enfin, la place centrale de Lille dans le Cancéropôle Nord-Ouest est un avantage dont un important parti est déjà tiré, qu’il faudra amplifier encore, par exemple sur le plan des gros équipements. L’organisation de la recherche clinique au Centre est originale et fonctionnelle. Le fait qu’elle soit placée sous la responsabilité d’un praticien non clinicien, n’incluant pas de patients dans les études, lui donne une grande objectivité. La progression rapide du nombre d’essais cliniques, en particulier de ceux originaires du Centre, et du nombre de patients inclus, témoigne que la solution adoptée il y a quelques années est la bonne. Autour de la recherche clinique, les services contributifs, comme la pharmacie, apportent une organisation de grande qualité. Le point faible pourrait être celui de la méthodologie (biostatistiques) pour laquelle il existe une prestation de service très compétente mais qui ne dispose pas de pouvoir d’innovation suffisant. Certes, l’interdépendance des trois Centres du Cancéropôle peut permettre de faire l’économie du recrutement d’un méthodologiste sur place, mais cette situation, dans laquelle les échanges informels sont impossibles, n’est pas suffisamment interactive pour progresser rapidement. Les deux laboratoires (oncologie moléculaire et pharmacologie) ont une activité de recherche ancienne, originale et productive. On peut regretter que le laboratoire d’anatomie pathologique semble avoir des difficultés démographiques pour conduire, au-delà du diagnostic, des activités de recherche innovantes. Un effort devra être porté sur ce point en raison de l’importance stratégique de cette discipline pour tout Centre de lutte contre le cancer. Les thèmes pharmacologiques sont originaux et allient la recherche clinique à la recherche fondamentale de façon synergique. Un axe fort à privilégier est celui des thérapeutiques ciblées pour lesquelles les deux laboratoires peuvent apporter, de façon synergique, leurs outils et leurs compétences. |